Etude avec des micro-capteurs : résultats de l’expérience citoyenne

Etude avec des micro-capteurs : résultats de l’expérience citoyenne © Atmo Hauts-de-France Etude avec des micro-capteurs : résultats de l’expérience citoyenne © Atmo Hauts-de-France
25/03/2019 à 15:05

En septembre dernier, Atmo Hauts-de-France équipait 50 volontaires de la région avec des micro-capteurs, dans le cadre du projet SoNumAir. Le but de cette démarche : mesurer par eux-mêmes leur exposition aux particules PM10, PM2.5 et PM1 durant 15 jours. En voici le bilan 6 mois plus tard.

Le projet

A travers cette expérimentation citoyenne, Atmo Hauts-de-France, souhaitait répondre à deux grandes questions :

  • La possibilité de mesurer par soi-même son exposition aux polluants atmosphériques à l’aide d’un micro-capteur permet-elle une montée en compétence et une meilleure compréhension des enjeux de la qualité de l’air ?
  • L’accès à une donnée individuelle en temps réel peut-il induire un changement de pratiques et aider à agir pour l’air ?

Les volontaires

Les participants à l’opération ont été sélectionnés d’après plusieurs critères socio-démographiques (âge, sexe, catégorie socio-professionnelle et zone géographique de résidence) afin de représenter les habitants de la région des Hauts-de-France. Parmi les 650 volontaires qui ont répondu à l’appel lancé par Atmo, 50 citoyens ont été équipés de micro-capteurs pendant 15 jours en septembre 2018.

SoNumAir mars 2019 repartition volontaires

Résultats de l'étude

En permettant aux expérimentateurs de « visualiser l’invisible », le micro-capteur a permis une véritable prise de conscience ainsi qu’une meilleure compréhension des enjeux liés à la qualité de l’air chez les volontaires et leur entourage.

Le port du micro-capteur, et l’accès à une donnée individualisée et en temps réel les a, par ailleurs, aidé à identifier certains facteurs influençant la dispersion des polluants tels que les conditions météorologiques (vent, température, humidité, brise de mer, etc.) et le confinement en air intérieur.

A noter que plusieurs gestes permettant une meilleure qualité de l’air intérieur ont été cités par ces derniers :

  • Aérer plus régulièrement son logement,
  • Limiter l’usage des bougies, encens et des aérosols,
  • Eviter de fumer dans des espaces confinés,
  • Utiliser des produits plus respectueux de l’environnement

Même si tous les testeurs sont ressortis satisfaits de cette expérience ludique et pédagogique, certains ont néanmoins pu se heurter à quelques difficultés pour identifier les sources de pollution, ce qui ne les a pas encouragés à changer de comportement, notamment en air extérieur.

Le changement de mode de transport (passage de la voiture individuelle à des modes de transports alternatifs) n’a été que très peu abordé par les participants.

Une première expérience concluante

Après ces résultats très encourageants, Atmo Hauts-de-France souhaite renouveler cette expérience à l'aide de micro-capteurs, en y intégrant les retours des utilisateurs.

Le prochain projet s’inscrira dans un champ plus large mené avec nos partenaires, mêlant sensibilisation, mesures et aide à l’interprétation.

 

Consulter le bilan de l'étude